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Et toi, ta Boite c’est une Startup?

Startup

J’entends souvent mon entourage exprimer sans fondement : « cette boite est une startup », « non ce n’est pas une startup », ou mieux encore « cette boite, n’est plus une startup ».

Trop souvent utilisé de façon abusive par le monde journalistique, le terme « startup » revêt dans l’esprit du grand public un caractère sibyllin. En effet, comme l’explique Oussama Ammar (Co-Founder & Partner The Family), il suffit de faire preuve «d’une atmosphère jeune, cool, ou de posséder un babyfoot » pour être assimilé à une « startup ».

Avant toute chose, il faut définir le terme « startup ». Nicolas Colin rappelle qu’au sein de la Silicon Valley, la définition est attribuée à Steve Blank. Selon ce dernier, une startup est « une entité temporaire en quête d’un modèle d’affaires réplicable, profitable et à rendement croissant ».

Outre le modèle économique, les startups possèdent leur propre culture. Il est important d’évoquer l’importance de la « culture startup » et de son influence sur toute une génération de nouveaux travailleurs. D’ailleurs, soulignons que cette génération comprend aussi bien les fondateurs que les salariés de startups.

Les Startups symbolisent le succès d’une nouvelle ère.

Peu importe leur âge, leur profil, leur fonction, leur métier, de nombreux travailleurs sont attirés par les valeurs d’audace, d’agilité, de bienveillance et de réussite. Les empires industriels se construisaient sur plusieurs générations, chaque génération posant sa pierre à l’édifice, tandis que les startups reflètent un modèle de « réussite expresse ». Moins de dix années suffisent à passer « d’un garage » au « Nasdaq ».

Nasdaq

Les succès souvent mis en avant par les médias laissent rêveurs les travailleurs et entrepreneurs trop longtemps bercés par la crise.

À notre époque, le héros n’est ni l’artiste, ni le soldat, ni le scientifique, mais l’entrepreneur. Toutefois, il est opportun de prévenir les travailleurs qui rejoignent l’univers des startups pour « une nouvelle ruée vers l’or ». Les nouveaux adeptes pourraient être victimes d’une potentielle désillusion. L’univers des startups n’est pas un monde « merveilleux ». C’est un monde où l’aventure collective impose un travail acharné dans lequel « il n’y a pas de deuxième place possible ».

Peu importe leur âge, 20 ans ou 40 ans, les « startupeurs » ne sont pas attirés par l’appât du gain, mais par une quête de sens. Ils souhaitent avoir un impact positif. Ils veulent à leur façon « changer le monde ». Certes, c’est parfois « Alice au pays des merveilles » qui déchante rapidement une fois la fin du chômage venue.

Alice

Néanmoins, un « nouveau monde voit le jour ». Selon l’économiste Nicolas Bouzou, la crise de 2008 eut un effet « électrochoc » sur toute une génération. Il estime que nous vivons un retour aux valeurs humanistes de la Renaissance. Notre génération a besoin de se sentir créative, peut être même tout simplement vivante.

La « culture startup » revêt des caractéristiques singulières et bien loin des Tours de la Défense, elle oscille entre culture d’entreprise et culture de vie.

La génération startup possède ce désir fou d’exister et d’exprimer son existence de façon personnelle et collective. Personnelle en tant qu’élément d’un groupe et collective en faisant tout pour que la startup se transforme en réussite. C’est d’ailleurs cette quête qui rend le travail passionnant. Cette volonté rompt totalement avec l’idéologie propre aux grands groupes, où le « corporate » doit dominer la réalisation professionnelle personnelle.

En effet, le génie des startups est de cultiver la diversité tout en offrant à chaque travailleur une place dans laquelle il est en confiance. Le jeu collectif ne s’opère pas seulement à travers les mots, mais à travers un partage. Les startups agissent comme des familles pour leurs employés. L’employé de startup est souvent associé au capital et donc au projet via les fameux « BSPCE » (Bons de Souscription de Parts de Créateurs d’Entreprises). Cet intérêt pour la performance opérationnelle des startups crée une motivation et permet l’intégration des travailleurs au projet. Plus qu’une intégration à une entreprise, c’est une intégration à une famille, où l’héritage précède parfois même la naissance. C’est aussi un moyen d’apporter une contrepartie juste aux bas salaires et aux efforts de travail fournis.

Ambiance Startup

Derrière la « coolattitude » des startups souvent mise en avant par les médias, derrière  le « tutoiement », les parties de baby-foot, la gamification des objectifs, l’absence de rigueur vestimentaire, etc… autonomie, polyvalence, sens du sacrifice et repoussement des limites sont exigés de tous. Les modes de travail sont étudiés, réfléchis et tendent vers l’optimisation des résultats. La survie de la startup dépend de la croissance générée.

Pour comprendre la réalité des startups, il faut visualiser « un bateau qui prend l’eau auquel on essaie de faire prendre la vitesse d’un hors-bord ».

Et pour y parvenir… Bon courage !

 


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Rédacteur : Louis Benitah

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